Le Réseau d’Echanges Volontaires d’Expériences Solidaires d’Habitants prend sa source en Bretagne à partir de l’initiative des habitants du quartier de Kermarron à Douarnenez. Il est né du désir de partage de quelques groupes d’habitants qui s’invitaient mutuellement pour échanger sur leurs vécus et leurs expériences collectives.
Constatant que ces échanges avaient pour effet d’aider à renouveler leurs projets ainsi que leur manière de regarder leur propre environnement en s’appuyant sur la confiance acquise dans cette confrontation positive, le réseau a décidé de continuer à développer ces occasions de rencontres entre pairs.
C’est cette envie partagée de découvrir d’autres initiatives d’habitants à travers la France ainsi qu’à l’étranger et la volonté d’échanger et de coopérer en réseau ouvert qui est à l’origine de RÊVES d’Habitants.

Ce réseau s’ouvre à tous ceux qui agissent pour un mieux vivre collectif sur leur lieu de vie. Tous les groupes d’habitants qui conçoivent, décident et réalisent des projets sur leur territoire quel qu’en soit le domaine. Pour tous les collectifs d’habitants, qu’ils soient expérimentés ou naissants, auto-organisés ou accompagnés par des professionnels, du moment qu’ils aient le désir de partager leurs réussites comme leurs difficultés.

Le premier rassemblement RÊVES d’Habitants en 1996 a réuni près de 200 habitants d’une vingtaine de villes. Comme pour les deux suivants en 2001 et en 2004, ces regroupements d’habitants engagés ont été rendu possibles grâce à l’énergie des collectifs participant. L’esprit de la 4ème rencontre de 2016 est le même que celui d’origine :
se donner les moyens de discuter de nos désirs communs, en toute simplicité et convivialité.

Une soixantaine de personnes venues de Sedan, Angers, Paris, Aurillac, Saint Brieux et Morlaix, se sont retrouvée à la Maison Solidaire pour les 4èmes rencontres Rêves d’Habitants, organisés à l’occasion de nos 30 ans.

Rêves d’Habitants, c’est aussi le nom du film documentaire réalisé en 2002 par Luc et Gabrielle, d’Elzéard Image :

Des habitants d’une cité HLM. Des animateurs sociaux missionnés pour du contrôle, et qui font « autre chose ». Des institutions et des élus de la ville pas contents du tout de se voir dépassés… Des situations où des habitants pauvres s’affichent au grand jour pour un enjeu essentiel : vivre enfin ! Des pauvres qui rient et qui s’amusent, est-ce bien raisonnable ?… Sur le ton de la comédie, ce film qui parle du bonheur, nous fera découvrir toute la malignité qu’il ne faut pas avoir peur de mettre en jeu pour réaliser ses rêves Mais heureusement, les habitants de la cité Kermarron, à Douarnenez, peuvent compter sur leurs animateurs sociaux qui sont aussi de drôles de loustics. La tonicité et le message d’espoir de cette histoire sont portés par le charisme de ses « acteurs » : Marithé, Guy, Jeannine et les autres… Tous, ils nous font entrer de plein pied dans la résistance à l’indigence et dans la reconstruction personnelle grâce à leurs rêves collectifs qui invitent aussi aux voyages et aux rencontres avec d’autres  » habitants «